1020 : Début de la construction de l’Abbaye st Nicolas, ordonnée par le Comte d’Anjou, FOULQUES NERRA, épargné lors d’une tempête en mer, où le navire était en péril. Le Comte avait fait vœu de construire une Abbaye à St Nicolas, protecteur des gens de la mer, si il s’en sortait.
Les travaux dureront pendant 13 ans environ. L’église sera consacrée dès le 1er Décembre 1020 par l’évêque d’Angers.
L’Abbaye de 1020 n’existe plus telle qu’elle était à l’époque. Il est possible de trouver des vestiges de l’ancien bâtiment dont certaines fondations ont été mises à jour lors de fouilles, à l’arrière du bâtiment, dans la cour.
C’est aussi à cette occasion qu’est creusé l’étang Saint Nicolas, sur le lieu d’une carrière d’ardoises qui continuera à être exploitée. Saint Louis aurait fait utiliser des ardoises de la carrière pour le château.
L’Abbaye fut gérée par des moines bénédictins de Marmoutier en Alsace puis en 1036 des moines bénédictins de Saint-Aubin.
En 1672, ce sont des moines bénédictins de Saint Maur qui viendront gérer l’Abbaye – pour y restaurer Sagesse et régularité -. Les bâtiments conventuels furent reconstruits de 1724 à 1732.
L’abbaye comptait une quarantaine de moines. Les possessions de l’Abbaye étaient fort étendues : de l’hôtel des Pénitentes à Avrillé.
1791 : avec la révolution, l’ensemble est déclaré « Bien national » et les moines se dispersent ; certains partent vers Paris et font partie des martyrs de Septembre aux Carmes.
1793 : L’église est incendiée. L’abbaye sera tour à tour pensionnat, caserne, grenier d’abondance, hôpital militaire ou psychiatrique (on trouve encore la trace de murs d’enceinte pour empêcher les malades de sortir)
1853 ? : le département met en vente une partie du domaine. Sœur Marie Euphrasie PELLETIER achète grâce à l’argent de généreux bienfaiteurs, la partie du bâtiment qui deviendra une extension du Couvent du Bon Pasteur le 30 novembre 1854.
L’ancienne abbaye accueille 2 groupes de personnes : les mineures détenues et les libérées.
Les sœurs de Notre Dame de Charité du Bon Pasteur deviennent alors les occupantes des lieux.
La congrégation accueillera les jeunes jusqu’en 1970. Aujourd’hui, la congrégation est toujours tenue par des sœurs du Bon Pasteur, avec une communauté de sœurs contemplatives (fondée aussi par S MA Pelletier) qui occupent un bâtiment, l’ancienne hôtellerie – au-dessus du coteau , revenue aux sœurs par un héritage.
1945 : 500 personnes (sœurs et jeunes filles confondues) vivaient en autarcie sur le domaine, grâce aux cultures et à une ferme présente sur la maison mère.